Pratiquer

Qu’est-ce que le kirtan

Le kirtan est le chant en groupe des noms de Dieu. Quelqu’un chante une phrase et les autres la répètent, chaque fois avec plus d’intensité. Inutile de savoir chanter : il faut participer.

Chanter pour Dieu, pas pour un public

Le mot kīrtana signifie glorifier. C’est la deuxième des neuf pratiques de la bhakti et, avec l’écoute, la base de toutes. Quand on le fait à plusieurs, on l’appelle saṅkīrtana, « chant complet » ou « chant en assemblée ».

Ce n’est pas un concert. Celui qui mène ne se produit pas : il offre le chant. Et ceux qui répondent ne sont pas un public : ils font la même chose. C’est pourquoi un kirtan aux voix fausses mais plein de cœur vaut mieux qu’un kirtan parfait et distrait.

D’où il vient

Le chant des noms de Dieu est très ancien, mais celui qui en fit un mouvement fut Śrī Caitanya Mahāprabhu. Dans le Bengale du début du XVIe siècle, Il sortait dans les rues avec des centaines de personnes qui chantaient et dansaient, et enseigna qu’à notre époque il n’existe pas de méthode plus directe pour éveiller l’amour de Dieu. Les dévots qui chantent aujourd’hui dans les rues de n’importe quelle ville prolongent exactement cela.

Comment se déroule un kirtan

  1. Il commence lentement. Celui qui mène chante une ligne du mantra sur une mélodie simple.
  2. Le groupe répond avec la même ligne et la même mélodie.
  3. Le rythme monte. Les tambours et les cymbales entrent, on accélère, les gens se lèvent et souvent dansent.
  4. Le calme revient et l’on termine par quelques prières.

Ce que l’on chante le plus, c’est le maha-mantra Hare Krishna, ainsi que des chants dévotionnels des maîtres de la tradition. Il peut durer vingt minutes ou plusieurs heures.

Les instruments

  • Mṛdaṅga : un tambour allongé à deux peaux, l’une grave et l’autre aiguë, que l’on porte en bandoulière et que l’on joue avec les mains. Traditionnellement, il est en argile.
  • Karatālas : de petites cymbales de bronze qui marquent la mesure.
  • Harmonium : un clavier à soufflet qui soutient la mélodie.

Avec de simples battements de mains, il y a déjà kirtan.

Kirtan, bhajan et japa

CommentPour quoi
KīrtanEn groupe, debout ou assis, avec réponse et instrumentsChanter ensemble, vers l’extérieur
BhajanAssis, plus posé, avec des chants de plusieurs strophesChanter avec recueillement
JapaSeul, à voix basse, avec le chapeletLa méditation personnelle de chaque jour

Comment participer la première fois

Allez dans un temple le jour du programme ouvert, asseyez-vous où vous voulez et écoutez. Quand vous connaîtrez la mélodie, répondez. Personne ne fera attention à votre façon de chanter. Si vous avez envie de taper dans les mains ou de vous lever, faites-le ; si vous préférez rester assis les yeux fermés, c’est bien aussi.

Questions fréquentes

Le kirtan est-il la même chose que le kirtan kriya ?

Non. Le kirtan kriya est une méditation du kundalini yoga qui répète les syllabes « Sa Ta Na Ma » avec des mouvements des doigts. Il partage le mot, mais c’est une autre pratique, d’une autre tradition.

N’y a-t-il de kirtan que dans la tradition Hare Krishna ?

Non. On chante le kirtan dans tout le vaishnavisme et aussi dans le sikhisme, où l’on chante les hymnes de son livre sacré. Le mot est commun ; ce qui change, c’est ce que l’on chante et à qui.

Faut-il connaître le sanskrit ?

Non. Le maha-mantra n’a que trois mots et s’apprend en une minute. Les autres chants s’apprennent à l’oreille.

Pourquoi danse-t-on ?

Parce que le chant est une célébration. On danse les bras levés, simplement, pour exprimer la joie. Personne n’y est obligé.